Adéla Tremblay Sergerie

Adéla est née à Chicoutimi le 5 février 1902 de parents humbles, mais d’une grande honorabilité, et elle grandit en se sentant attirée par un appel intérieur qui lui faisait désirer tout connaître et découvrir les secrets de la nature.  Elle perdit sa mère, en 1914, alors qu’elle n’avait que douze ans, et resta seule avec une sœur plus jeune, et son père qui ferma maison le jour même des funérailles de son épouse, et ne se remaria jamais.

Les deux enfants furent placés au collège du Bon-Pasteur de Chicoutimi où Adéla poursuivit le cours des jeunes filles de l’époque, et sortit du pensionnat à l’âge où elle aurait eu besoin d’un foyer familial.  Comme ce foyer n’existait pas, elle se maria jeune, en 1919, avec un homme honnête, généreux, qui lui permit de développer en elle ce qu’elle sentait grandir chaque jour, c’est-à-dire le besoin pressant de connaître, de découvrir les secrets de la création qu’elle prévoyait d’une profondeur qui lui paraissait inaccessible, mais dont la connaissance ne cessait de la captiver.

Elle continua donc à étudier après son mariage, et à suivre à peu près tous les cours qui l’intéressaient.  Elle étudia de tout, de la philosophie à l’atome, il n’y avait pas de sujets qui pouvaient l’ennuyer.  Elle voulait tout savoir !

Elle eut le malheur de perdre son mari dans un accident d’automobile, en 1954, la laissant seule, sans enfant, et en possession de moyens financiers suffisants pour lui permettre de vivre sans avoir à travailler pour gagner sa vie, et pour pouvoir continuer ses études qui, pour elle, représentaient la principale activité dans sa vie. Elle vendit ses propriétés et se rendit étudier la psychologie, la caractérologie et les sciences connexes à l’Université de Louvain en Belgique.  Elle termina ses études avec l’obtention de diplômes en caractérologie et une maîtrise qui vint couronner ses efforts.

À ce stade de sa vie, Adéla se consacra toujours de plus en plus à l’élargissement de sa culture générale alors qu’aucun sujet ne pouvait la laisser indifférente. Elle fit plusieurs voyages en Europe avec sa compagne, Mme Mathilde Parent Gagnon, dont un séjour de six mois à Rome où elles s’adonnèrent  à des études sur les lois et sur le comportement humain en relation avec les événements du siècle. À son retour, tout en poursuivant ses études diverses, elle se dévoua aux œuvres paroissiales et fit du journalisme pendant plusieurs années dans les journaux de la région saguenayenne.

Revenue d’Europe elle fonda, en 1956, avec Monsieur F.-X. Boudreau, agronome à Chicoutimi, l’INSTITUT  CANADIEN  DE  CARACTÉROLOGIE.  Ce centre était affilié à l’Institut de Caractérologie de Louvain et à l’Association Internationale de Psychologie de l’Écriture de Springfield.  Le but de ce centre était de diffuser les sciences du caractère, c’est-à-dire ce qui fait que chacun est différent de tout autre par des traits psychologiques qui lui sont propres.   Elle y enseigna jusqu’au jour où, en 1962, elle accompagna Mme Gagnon à Montréal dans le but d’aider la Maison St-Jean-Vianney des Pères des Saints-Apôtres dont le fondateur, le Père Ménard, désirait obtenir leur collaboration à la réalisation des activités de son séminaire.

Le 26 août 1960, Adéla est accueillie à l’émission « Au Fil des Jours » à Radio-Canada où elle est présentée comme psychologue et caractérologue diplômée de l’Institut de Caractérologie de Bruxelles, et en même temps comme auteure de plusieurs livres dont : « Le Secret de Micheline ».

En 1964, elle s’intéressa particulièrement à l’étude de la « COSMOGONIE D’URANTIA  ».

Cependant, en même temps qu’elle se consacrait à ses nombreuses activités, elle commença tôt, au moyen de la radiesthésie, à prendre contact avec les lois de l’Univers.  En raison de son désir sans cesse grandissant de connaître l’origine des choses, ses communications pénétraient de plus en plus profondément dans l’inconnu et en rapportaient des informations qui, au début, lui paraissaient incroyables. Avec l’entraînement, elle apprit à traduire ce que sa pensée découvrait dans la lecture des lois, et dans les couches de mémoires les plus élevées de l’Univers.  Sa communication devint claire, précise et profonde, et fut à l’origine d’expériences qui conduisirent à des résultats certains qui révélèrent, dans l’esprit des expérimentateurs, la présence de l’Esprit de Vérité qui les habitait et qui habite en chacun de nous.  C’est alors qu’elle se mit à écrire chaque jour, et dans un ordre déterminé, ce qu’elle lisait dans le grand livre des LOIS  UNIVERSELLES.

Elle écrivit aussi une foule d’articles de toutes sortes, un roman, des petites œuvres de morale et, finalement, un livre qui donnait un aperçu des cours qu’elle avait suivis auprès de diverses institutions et universités.  Cet ouvrage a pour titre : « DE  LA  CELLULE  À LA  MORPHO-PSYCHOLOGIE  HUMAINE », et traite non seulement de biologie, mais de caractérologie, de psychologie des formes, de l’évolution de la création et d’une projection de l’homme du futur.  Le lancement de cet ouvrage eut lieu au  pavillon de « L’HOMME DANS  LA  CITÉ »,  EXPO 67, le 28 juin l967.  Elle fit également une visite au pavillon  « L’HOMME  ET  LA  VIE » et fit un résumé de sa visite dans : L’HOMME  INTERROGE  L’UNIVERS – L’HOMME  ET  LA  VIE ».

L’année 1969 fut marquée par le début de l’accomplissement de sa véritable mission, la réalisation du « PLAN 6 ».  À partir de 1969 jusqu’à 1980, si nous tentons de résumer l’œuvre d’Adéla, nous pouvons dire qu’elle écrivit sur la nature de l’homme, sur son milieu, le cosmos, et son évolution.  Elle a présenté, à la fois sous une forme spirituelle et sous une forme scientifique, tout le processus de la création, et l’évolution de l’Univers et de l’être humain, à partir de l’origine, le tout regroupé en 10,000 pages de textes et 6,000 illustrations.  Elle a aussi, et surtout, présenté le plan du cheminement évolutif qui permettra à l’homme actuel de réaliser cet être nouveau qui donnera naissance à la SIXIÈME RACE COSMIQUE, cette race nouvelle qui influencera toutes les humanités du cosmos, en leur apportant une vision de l’homme qui a pleinement réalisé ses attributs de perfection que le Créateur avait inscrits en lui dès l’origine.  Cette réalisation était devenue possible grâce à la venue du Christ sur notre Terre, il y a deux mille ans, afin de préparer notre humanité aux changements majeurs qui doivent bientôt survenir dans tout l’Univers.